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Le ski est-il (encore) un sport ?

La crise sanitaire et les confinements successifs ont mis en exergue une question sur la pratique du ski : Est-ce encore un sport ou seulement un loisir à vocation touristique ?

En effet, quand la plupart des pratiquants ont pu reprendre leur sport extérieur préféré (avec des mesures sanitaires appropriées), les skieurs réguliers se retrouvent pris en otage par les mesures gouvernementales visant à limiter les fréquentations touristiques des Stations de skis.
Dans ce contexte, certains domaines skiables ont ouvert partiellement pour permettre aux jeunes licenciés de s’entraîner. Mais ce n’était pas une généralité, et surtout, quid des autres pratiquants ? Les très nombreux locaux, qui achètent leur forfait saison, qui pratiquent le ski tous les week-ends comme d’autres jouent naturellement au tennis ou au foot.

À l’heure où les montagnes françaises engagent des réflexions de fond sur leur avenir, il est temps de se poser cette question et d’envisager le ski dans une plus grande diversité de pratiques et de fréquence…
En effet, les skieurs réguliers ont beaucoup d’atouts : ils sont présents toute la saison, ils consomment sur place, skient dans leur station, mais en découvrent aussi d’autres et ils sont gros consommateurs de matériel…

Pour contribuer aux réflexions et réhabiliter la pratique du ski en tant que SPORT, pourquoi ne pas intégrer une licence FFS dans les forfaits saisons ?
> Une licence de 15-20 € n’aurait que peu d’impact au regard du prix d’un forfait saison,
> Au-delà de la manne supplémentaire, cela permettrait à la FFS de mieux quantifier la population de skieurs réguliers, et à l’avenir de peser davantage en cas de restrictions…
> De créer des offres dédiées avec des partenaires comme l’ESF (vous seriez surpris de voir l’engouement dans certaines stations pour des cours compétition adultes : des skieurs qui se remettent au slalom ou au géant, juste pour le plaisir…). Ou encore d’imaginer des offres avec des partenaires techniques (location de matériel, équipementiers…)

Alors bien sûr, cette idée concerne peut-être davantage les stations de ski proches de gros bassins de population… Mais c’est bien le propos, que nous avions déjà évoqué dans notre article La montagne à 2 vitesses : il n’y a plus de modèle unique.

On échange ?

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